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PAPER: FLO/3.7.2 by Jean-Jacques MARTIN, Président de la Compagnie Nationale des Conseils en Propriété Industrielle Les Office de Brevets Nationaux - Le Cas de l'INPI Français
1. PRESENTATION GENERALE Le problème des offices nationaux responsables de l'enregistrement, de la délivrance et du maintien en vigueur des brevets, qu'il s'agisse de brevets nationaux, ou de validation de brevets européens, se pose aujourd'hui avec une acuité nouvelle. En effet, dans tous les pays de la Convention de Munich, on constate :
Une taxe de validation est perçue par l'INPI (230 FF) pour chaque dépôt de traduction. Les réformes actuellement envisagées peuvent-elles remettre en cause la situation ci-dessus ? Il existe un projet de dépôt centralisé des validations européennes, selon lequel toute les traductions correspondant à un brevet européen seraient déposées de façon centralisée. Si la centralisation se fait dans l'office national du déposant, il n'y aura statistiquement rien de changé. Mais si le dépôt centralisé se faisait auprès de l'Office Européen de Munich, alors les offices nationaux perdraient leur activité d'offices récepteurs pour les traductions et les taxes de validation qui ne représentent qu'une part faible (moins de 2 % des recettes). Rien ne permet de supposer un changement proche de la clé de répartition. L'hypothèse du brevet communautaire, dont il faut souhaiter la création, tant il est lié à l'unification européenne, diminuerait encore évidemment le rôle des offices nationaux, puisqu'ils n'auraient alors vraisemblablement plus rien à faire dans le processus de délivrance et de maintien en vigueur des titres communautaires. Y aurait-il alors la même répartition ? 2. L'Exemple de l'Institut français : les nouveaux rôles des offices nationaux. Missions de l'INPI. L'INPI a depuis 1990 ses missions définies par la loi. L'article 411-1 du Code de la Propriété Intellectuelle énonce : L'Institut national de la propriété industrielle est un établissement public doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière, placé auprès du ministre de l'industrie. Cet établissement a pour mission : 1. De centraliser et diffuser toute information nécessaire pour la protection des innovations et pour l'enregistrement des entreprises, ainsi que d'engager toute action de sensibilisation et de formation dans ces domaines ; 2. D'appliquer les lois et règlements en matière de propriété industrielle, de registre du commerce et des sociétés et de répertoire des métiers ; à cet effet, l'Institut pourvoit, notamment à la réception des dépôts de demandes des titres de propriété industrielle ou annexes à la propriété industrielle, à leur examen et à leur délivrance ou enregistrement et à la surveillance de leur maintien ; il centralise le registre du commerce et des sociétés, le répertoire des métiers et le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales ; il assure la diffusion des informations techniques, commerciales et financières contenues dans les titres de propriété industrielle et instruments centralisés de publicité légale ; 3. De prendre toute initiative en vue d'une adaptation permanente du droit national et international aux besoins des innovateurs et des entreprises ; à ce titre, il propose au ministre chargé de la propriété industrielle toute réforme qu'il estime utile en ces matières ; il participe à l'élaboration des accords internationaux ainsi qu'à la représentation de la France dans les organisations internationales compétentes. Analyse des missions de l'INPI Si l'on se réfère à ces dispositions, on voit clairement se dégager trois conclusions :
Les actions présentes de l'INPI :
[ Ce point sera développé au cours de la conférence si je suis autorisé à le faire par les autorités françaises.] CONCLUSION L'exemple de l'évolution de l'Institut National de la Propriété Industrielle français montre que le rôle des offices nationaux est bien loin d'être terminé. Pour aider les déposants européens à mieux comprendre l'importance stratégique de la propriété industrielle et le maniement de cet outil et pour aider l'industrie européenne, notamment la petite et moyenne industrie, face à la concurrence non européenne, il et indispensable que les pouvoirs publics, en coopération avec les professionnels libéraux que nous sommes, aident à la sensibilisation et à la formation. En l'état actuel de la construction européenne, dans l'état actuel de l'utilisation des langues, ce rôle ne peut être tenu que par un office national. Sous l'impulsion de son Directeur Général, Daniel HANGARD, l'INPI, en coopération active et confiante avec la CNCPI, prépare efficacement l'avenir.
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